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Campagne « 4 murs ce n’est pas assez »

Onze ans après l’adoption du Cadre de référence sur le soutien communautaire en logement social, et malgré certaines bonifications ponctuelles, l’enveloppe globale allouée à cette activité essentielle n’a jamais été augmentée, même si le parc de logements sociaux et communautaires a connu une importante croissance depuis 10 ans. On estime à 30 millions de dollars le financement minimum immédiatement nécessaire pour répondre aux objectifs du cadre et permettre aux dizaines de milliers de ménages locataires qui n’ont pas accès au soutien communautaire d’en bénéficier eux aussi.

C’est pourquoi le RQOH, la Fédération des OSBL d’habitation de Montréal et le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) ont préparé une campagne nationale pour l’augmentation du financement du soutien communautaire en logement social (SCLS), qui inclut dans un premier temps l’envoi de cartes et la soumission d’une pétition à l’Assemblée nationale du Québec.

Chaque fédération régionale d’OSBL d’habitation distribuera auprès de ses groupes membres des cartes à signer. Voyez le détail de la campagne ici : rqoh.com/4-murs-pas-assez [1].

Le soutien communautaire en logement social est une approche née il y a une trentaine d’années auprès des chambreurs des quartiers centraux de Montréal, en particulier dans les OSBL d’habitation pour personnes seules. Cette pratique a notamment favorisé la stabilité résidentielle des personnes à risque d’itinérance. Depuis, le soutien communautaire s’est graduellement étendu et adapté aux ensembles de logements sociaux abritant des personnes seules, fragilisées ou en perte d’autonomie, les besoins de sécurité, de médiation et d’animation étant communs à une grande partie des locataires vulnérables.

Le Cadre de référence sur le soutien communautaire en logement social, adopté conjointement par le ministère de la Santé et des Services sociaux et la Société d’habitation du Québec en 2007, le définit comme un ensemble d’actions qui peuvent aller de l’accueil à la référence, en passant par l’accompagnement auprès des services publics, la gestion des conflits entre locataires, l’intervention en situation de crise, l’intervention psychosociale, le soutien au comité de locataires et l’organisation communautaire. Il reconnaît une responsabilité partagée des réseaux de la santé et des services sociaux et de l’habitation sociale à l’égard de leur clientèle commune.