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L’OASIS SAINT-DAMIEN

L’ART DE RÉPONDRE AUX BESOINS DES AÎNÉS

Perchée sur les collines de la municipalité de Saint-Damien-de-Buckland, dans Bellechasse, la résidence L’Oasis a officiellement ouvert ses portes en 1988, après quatre années d’efforts de la part d’un groupe de bénévoles mené par Pauline Mercier, qui préside toujours l’OBNL.

C’est en décembre 1984 que le projet de L’Oasis est lancé, après qu’un incendie ait rendu l’édifice inapte à accueillir des aînés que la Congrégation des Sœurs Notre-Dame du Perpétuel Secours hébergeait au Lac-Vert. « Nos aînés avaient dû être relocalisés dans différentes résidences entre Saint-Eugène-de-L’Islet et Lotbinière et il fallait les ramener chez nous. » mentionne Mme Mercier.

Localité Saint-Damien-de-Buckland, 2070 habitants
Fondation 1984
Nombre d'unités 62 chambres, 12 studios/appartements
Clientèle visée Personnes âgées autonomes et en perte d'autonomie
Employés 2
Partenaires financiers Congrégation des Sœurs Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, Souscription populaire, SHQ, MSSS
Fédération FROHQC

portraits_Oasis1_rondesQuatre ans plus tard, les premiers résidents feront leur entrée dans la nouvelle résidence aménagée dans une partie du Collège de Saint-Damien, bâtiment qui abritait l’ancienne École normale. Cette première phase comportait 24 unités s’adressant à une clientèle autonome. Son aménagement a été rendu possible grâce à une contribution de 250 000 $ de la communauté religieuse qui ne chargeait aucun loyer au nouvel organisme. Une somme similaire a également été amassée dans le milieu, par le biais d’une souscription populaire.

« L’Oasis, c’est une belle récupération d’un bâtiment qui, au début des années 80, était sous-utilisé »
– Daniel Guillemette, directeur général

Pauline Mercier se rappelle que la création de L’Oasis Saint-Damien s’inscrivait dans le cadre d’un projet d’intervention qu’elle menait lors de sa maîtrise en administration publique. Une rencontre réunissant des représentants d’organismes de Saint-Damien et de la municipalité avait alors été convoquée.

Des phases supplémentaires

Après cette première phase, neuf unités supplémentaires s’ajouteront entre 1995 et 1998, le financement de ce projet étant assumé avec les surplus accumulés de l’organisme. Une deuxième phase, réalisée en 1996, permettra l’ajout de 26 chambres, cette fois pour personnes en perte d’autonomie.

À ce moment, les religieuses cèdent le bâtiment à L’Oasis et à la Commission scolaire. Un contrat de copropriété stipulant les conditions de partage des frais de l’immeuble, au prorata des espaces occupés, est signé entre les deux parties. Encore aujourd’hui, la Commission scolaire possède 72 % de l’édifice et L’Oasis, 28 %.

En 2002, répondant à une nouvelle demande émanant du milieu, les dirigeants de L’Oasis lancent une troisième phase comportant l’aménagement de 12 studios ou appartements avec cuisinette, dédiés à une clientèle autonome ayant toujours le goût de cuisiner.

En 2005, L’Oasis accueillera une dizaine de personnes en perte d’autonomie dont l’état requiert trois heures et plus de soins quotidiennement (profil 10), cela grâce à une contribution annuelle récurrente et indexée de 16 000 $ par personne venant du ministère de la Santé et des Service sociaux et de l’Agence régionale.

« La cohabitation entre les types de clientèles est importante chez nous. Les personnes vulnérables qui sont ici profitent également d’un milieu de vie agréable et adapté à leur réalité »
– Daniel Guillemette, directeur général

Services et sécurité

portraits_Oasis3_rondesL’Oasis s’étend sur cinq étages, dont quatre sont réservés à l’hébergement de la clientèle. Au rez-de-chaussée, on retrouve les bureaux de l’organisme ainsi que des locaux communs, soit une salle à dîner et une salle d’activités. Daniel Guillemette précise que les résidents de L’Oasis, quel que soit leur état de santé, profitent de nombreux services réguliers ainsi que des équipements adaptés à leur condition.

Résidente de L’Oasis depuis trois ans, Judith Pouliot de Saint-Damien s’y est établie après s’être fracturée une jambe lors d’une chute avec son mari qui était en perte d’autonomie.

« J’aime ça ici car c’est un endroit paisible et sécuritaire. Il y a des infirmières qui peuvent répondre à nos questions si on a des problèmes de santé »
– Judith Pouliot, résidente

portraits_Oasis4_rondesUn milieu vivant

À l’intérieur, les résidents de L’Oasis peuvent profiter de nombreuses activités sociales (cartes, billard, bingo, vie active, activités religieuses, etc.) dispensées en collaboration avec une équipe de bénévoles, ainsi que des activités sportives à l’extérieur en saison estivale.

portraits_Oasis2_rondesDe nombreux services sont aussi offerts, à proximité, à l’intérieur même du Collège Saint-Damien où l’on retrouve, entre autres, la Maison de la culture de Bellechasse qui dispose d’une salle de spectacles et de cinéma ainsi que des salles de réception et de réunion. La présence d’une école primaire et d’une garderie scolaire dans le Collège de Saint-Damien facilite également la tenue d’échanges intergénérationnels entre la clientèle hébergée et les enfants fréquentant ces deux établissements. Les locaux de la municipalité de Saint-Damien, qui appuie l’organisme depuis sa création, se trouvent également dans le Collège de Saint-Damien. Une trentaine de personnes y travaillent sous la supervision de M. Guillemette appuyé de Sylvie Blouin, adjointe administrative et de Guylaine Labrecque, directrice des soins.

Une fondation en soutien

Daniel Guillemette souligne que l’organisme est aussi appuyé par la Fondation Saint-Joseph de l’Espérance de L’Oasis qui investit constamment dans l’amélioration de la qualité de vie des résidents. Celle-ci a injecté plus de 50 000 $ dans l’aménagement d’un patio extérieur ainsi que dans l’aménagement d’un terrain de jeux pour les résidents, de téléviseurs pour les espaces communs ou de chaises adaptées à la clientèle à mobilité réduite. La fondation est gérée par un conseil d’administration indépendant et reçoit des dons in memoriam.