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Squat Basse-ville

UN REFUGE ET UN TREMPLIN POUR LES JEUNES DE LA VILLE DE QUÉBEC

« En arrivant ici et en parlant avec les intervenants, ils m’ont dit qu’il y avait une formation en soudure et ils m’ont encouragée à aller les voir, raconte Daphnée C-Morin, l’une des jeunes résidentes de l’organisme communautaire d’habitation. Je me suis rendue compte que ça avait l’air possible et ça m’a donné le goût d’avancer. Pas longtemps avant ça, je suis allée en psychiatrie, puis j’ai fait une tentative de suicide. »

« Aujourd’hui, je ne peux pas avoir plus le goût à la vie que cela. Il y a beaucoup de choses qui m’ont aidé, je suis confiante et j’ai envie d’aller plus loin »
– Daphnée C-Morin, résidente.

Localité Ville de Québec, 531 902 habitants
Fondation 1999
Nombre d'unités 10 chambres temporaires, 17 studios résidentiels
Clientèle visée Jeunes en fugue (12-17 ans) et à risque d'itinérance (18-25 ans)
Employés 12
Web squatbv.com
facebook.com/SquatBasseVille
Partenaires financiers SHQ, ville de Québec
Fédération FROHQC

L’intervention du SQUAT Basse-Ville repose sur le lien de confiance que les membres de l’équipe tissent avec les jeunes. Depuis septembre 2016, le SQUAT est sorti renforcé d’une période d’incertitude, ayant noué plusieurs partenariats, tant communautaires qu’institutionnels et financiers.

Du Gîte Nomade au SQUAT Basse-ville
En 1995, à la demande de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, un processus de concertation est mis en place avec plusieurs organismes jeunesse, le Centre jeunesse de Québec et le Service de police de la Ville de Québec. Le rapport final conclut que la Ville de Québec est dépourvue de ressources pour jeunes en fugue et devrait se doter d’un tel organisme. Sur la base de cette conclusion, un premier projet est mis sur pieds dans les locaux du presbytère de l’Église Saint-Roch. Ainsi, le Gîte du Nomade ouvre ses portes en 1999. En 2003, l’organisme changera de nom pour SQUAT Basse-Ville, ce qui évoque davantage sa mission communautaire et la clientèle visée. « Dans les premières années, le SQUAT Basse-Ville répondait prioritairement aux besoins exprimés pendant une fugue (nuits de dépannage, accès aux cuisines et salles de bain), rappelle Véronique Girard, l’actuelle directrice générale. Cependant, l’équipe a réalisé assez vite le besoin d’intervenir en amont afin de réduire les fugues. »

Avec ce changement de philosophie d’intervention, plusieurs initiatives sont alors mises en place. Le programme de répits familiaux permet d’accueillir des jeunes qui vivent une crise situationnelle et ont besoin d’une pause avec leur milieu d’appartenance. Le programme de sorties autorisées rend possibles des sorties à l’extérieur pour des jeunes dont le milieu familial est dysfonctionnel ou inexistant, en collaboration avec les Centres Jeunesse. Enfin, le programme Envol a pour but d’accompagner un jeune de 17 ans dans sa transition vers l’âge adulte.

L’ajout du volet résidentiel
En 2007, en raison des trop nombreux travaux qui s’imposaient dans les locaux occupés à l’époque, il est décidé de déménager dans un nouvel espace. La Ville de Québec accepte de donner gracieusement un terrain dans le quartier Saint-Roch, à l’unique condition que le projet prévoie aussi une partie de logements sociaux. Pendant cinq ans, l’organisme continue à offrir ses services 24 heures sur 24, 7 jours par semaine.

Ainsi, en 2012, le nouveau projet ouvre ses portes dans le quartier Saint-Roch : outre les dix lits pour mineurs en fugue, répit, séjour et dépannage, le projet propose désormais 17 logements sociaux avec soutien communautaire pour des jeunes majeurs de 18 à 25 ans, en situation d’itinérance ou à risque de le devenir.

« Dans le fond, le volet résidentiel est apparu comme une réponse aux besoins de nos jeunes. Certains jeunes, au moment de leur désinstitutionnalisation à 18 ans, se retrouvaient à la rue. Le SQUAT Basse-Ville leur permet de se trouver un toit et ainsi de pouvoir se projeter dans l’avenir. »
– Véronique Girard, directrice générale.

Le SQUAT Basse-ville traverse une période difficile en 2012- 2013 pour trouver des revenus récurrents permettant de prendre en compte ce nouveau projet. Des services doivent être coupés. Le conseil d’administration, avec le soutien de l’équipe, travaille sur un diagnostic organisationnel et procède à un remaniement de ses membres.

Le conseil d’administration renouvelé livre alors une planification stratégique d’urgence ainsi qu’un plan d’action de redressement à l’été 2014. Cette stratégie vise à replacer le SQUAT Basse-ville dans un esprit de concertation, à la fois avec des partenaires communautaires, mais aussi avec les bailleurs de fonds. C’est à cette date que Véronique Girard, qui travaillait depuis 10 ans pour l’organisme, est nommée directrice générale, fonction qu’elle occupe toujours aujourd’hui.

Elle entreprend alors une diversification des demandes de financement, permettant ainsi de ne plus dépendre uniquement du soutien gouvernemental. Ces actions ont été payantes et, dès août 2015, l’organisme a enfin pu ouvrir 7 soirs par semaine (au lieu de 4 depuis le printemps 2013). Depuis septembre 2016, la maison d’hébergement est rouverte 24 heures sur 24. 7 jours par semaine.

Véronique Girard affirme dans un grand éclat de rire « On a réussi avec beaucoup de jus de bras, du coeur et grâce à une équipe et un conseil d’administration exceptionnels. »

Des propos qui sont confirmés et confortés par les très nombreux jeunes qui ont bénéficié des services de l’organisme et qui, pour certains d’entre eux, se sont impliqués par la suite dans le fonctionnement même de SQUAT Basse-ville.

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