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CENTRE INTER-SECTION

VISER LE MIEUX-ETRE ET L’AUTONOMIE DE L’INDIVIDU

L’histoire du centre Inter-Section commence par une nouvelle triste : une résidente de Gatineau, Monique Cormier-Gagnon, mère d’un fils schizophrène, apprend au milieu des années 1980 que son fils a mis fin à ses jours au centre de détention de Hull.

Elle réalise, pendant son deuil, l’absence de ressources offrant des services d’intervention et de réinsertion sociale à des personnes souffrant de problèmes de santé mentale. Madame Cormier-Gagnon décide alors de mettre sur pied un centre de services ayant pour mission la réadaptation et la réinsertion sociale des adultes aux prises avec des problèmes de santé mentale : le Centre Inter-Section ouvre ses portes comme centre de jour en 1988.

Localité Ville de Gatineau, 274 000 habitants
Fondation 2014
Nombre d'unités 35 logements permanents dont 5 unités pour des personnes à mobilité réduite
Clientèle visée Personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale
Employés 1, temps partiel
Partenaires financiers SHQ, ville de Gatineau
Fédération ROHSCO

portraits_intersection3_rondesLe centre devient rapidement trop exigu pour la clientèle et déménage d’un emplacement à l’autre pour se retrouver finalement propriétaire en 1998 de son emplacement actuel sur la rue St-René Ouest à Gatineau. Mais ce n’est à l’époque encore qu’un centre de jour et la demande se fait sentir pour du logement permanent. Difficile pour des personnes ayant des problèmes de santé mentale de se trouver des logements salubres à prix abordable dans la région.

La transformation rapide du centre se poursuit et en novembre 2014; le centre inaugure un nouveau bâtiment flambant neuf de 4 étages avec 35 logements. Les 35 logements se trouvent sur les trois étages supérieurs de l’immeuble. Des trois et demie avec grande aire ouverte, cuisine-salon, chambre à coucher et salle de bain. L’appartement inclut un poêle, un frigo, la télé câblée et possède un balcon. Le bâtiment contient aussi 5 logements pour personnes à mobilité réduite.

Pour être admis comme résident, une entrevue de sélection est requise et plusieurs critères entrent en considération :

« Nous avons une liste d’attente, les personnes qui viennent ici ont été rencontrées et ont toutes déjà passé des entrevues. Nous voulons des personnes autonomes. Il y a 35 personnes en santé mentale qui doivent s’entendre et cohabiter, ce n’est pas toujours évident. Les gens sont référés par différents intervenants institutionnels, communautaires ou par des spécialistes »
– Danny Lyrette, coordonateur

L’organisme bénéficie du programme de supplément au loyer (PSL) ce qui permet aux locataires qui sont presque tous sur l’aide sociale de payer 25% de leur revenu pour le loyer

Si le centre de jour peut se baser sur une expérience de plus de 15 années, le logement est une nouvelle étape de la progression impressionnante d’Inter- Section. « Le logement c’est nouveau pour nous », dit Danny.

« Heureusement qu’on a eu l’aide du ROHSCO et qu’on peut aussi s’inspirer d’autres organismes de la région qui ont une expérience en matière de logement en santé mentale. Cela dit, nous sommes les seuls à proposer ce type de logement en santé mentale »

portraits_intersection2_rondesLe centre offre 5 services qui couvrent toutes les sphères de la vie d’une personne : loisirs, formations, accompagnement psycho-social, programme d’employabilité et un apport aux endeuillés par suicide pour la population en général. La cantine, par exemple, permet de verser certains salaires aux locataires grâce au programme passe-action d’Emploi-Québec, tandis que la Coopérative inter-envol, ou COOPIE, une entreprise d’économie sociale qui se spécialise dans la numérisation de documents, permet à d’autres de se former comme technicien en numérisation de dossiers, un titre qui va permettre à certaines personnes d’être employées à temps plein.

portraits_intersection1_rondesOutre l’espace de la cantine, le premier étage contient aussi l’espace de la radio communautaire qui diffuse trois heures d’émissions en direct tous les jours et une salle communautaire. Parmi les bureaux des administrateurs et des employés se trouve notamment le bureau des intervenantes psycho-sociales. Leurs interventions se font à plusieurs niveaux.
Il y a notamment
le programme
« Deuil après suicide » qui fonctionne sous forme de groupes de soutien ou de suivis individuels où chacun s’exprime librement, à son rythme et dans le plus grand respect.

Les premiers coups d’œil à l’intérieur nous montrent le sens collectif et participatif du centre : une dizaine de personnes sont rassemblées et discutent autour des tables de la cafétéria non loin d’une table de billard. Il y a une grande fenestration donnant sur un patio et le bureau de la radio communautaire diffuse
sur internet.
Dans son appartement Mario Bertrand affiche un certain contentement :

« On est bien ici ! »