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UN TOIT POUR TOUS

UN EXEMPLE CONCRET DE CHANGEMENTS INITIÉS PAR DES CITOYENS DU MILIEU

C’est l’histoire d’une lutte qui aura duré près de 25 ans pour certains locataires qui habitent maintenant un beau logement sur la rue des Ateliers, à deux pas du métro Rosemont et de la bibliothèque Marc-Favreau.

Une longue lutte donc, pour aboutir à la réalisation de logements communautaires. « Ce n’était pas des artistes qui habitaient là, c’étaient les cols bleus de la Ville qui travaillaient dans les ateliers mécaniques avant leur transfert, d’où le nom de la rue des Ateliers » nous raconte une locataire, sourire en coin.

Localité Ville de Montréal, 1 988 000 habitants
Fondation 2002
Nombre d'unités 60 logements dont 10 pour des personnes à mobilité réduite, 30 bénéficiaires du PSL
Clientèle visée Familles avec enfant, familles monoparentales, couples, personnes seules
Employés 1, temps partiel
Particularités Projet vert : Certifié Novoclimat, puits géothermiques, boucle d'eau chaude domestique centralisée, récupération de la chaleur des eaux usées, panneaux solaires prêts pour l'installation, composteur pour matières végétales, entre autres
Web untoitpourtous.ca
Partenaires financiers SHQ, SCHL, ville de Montréal, Rénovation Québec, Caisse populaire, Hydro-Québec, Gaz Métro
Fédération FOHM

Le Comité Logement de la Petite-Patrie et la Table de concertation logement-aménagement de la Petite-Patrie commencent à réclamer du logement social sur les terrains qui seront laissés vacants dès l’annonce du projet de la ville de déménager ses ateliers ailleurs, au début des années 1980.

portraits_toit1_rondes« Le comité a réuni des citoyens du quartier et nous a fait jouer avec des blocs Lego; c’est comme ça qu’on a fait le plan d’aménagement du projet »
– Lucille Perron, locataire et militante de la première heure

Ainsi est née une formidable mobilisation citoyenne qui donnera naissance, entre autres, à l’OSBL « Un toit pour tous ».

portraits_toit4_rondesEn 1985, la Table de concertation logement-aménagement de la Petite-Patrie devient le moteur derrière le projet sur le site des ateliers municipaux et réclame la construction de 1 000 unités de logement. Plusieurs obstacles surgiront en cours de route, mais jamais les membres du comité ne baisseront les bras : le déménagement des ateliers a été reporté à 2 reprises; il a fallu décontaminer le terrain ce qui a demandé de faire de la recherche de financement avant même de penser à construire. Au bout du compte, l’OSBL s’est tourné vers la ville pour obtenir du financement, sans quoi ce vaste projet n’aurait jamais pu être réalisé.

Plusieurs opérations de mobilisation citoyenne auront lieu durant toutes ces années, allant de l’envoi de 1 000 cartes postales aux élus, signées par des citoyens du quartier, de l’occupation des bureaux des députés, de la tenue d’assemblées publiques, de campagnes et de marches de solidarité pour réclamer du logement communautaire dans le quartier, de participation à des débats politiques, de dépôts de mémoires, de la confection d’une maquette interactive des projets sur le site, etc. Ce ne sont que quelques exemples de la mobilisation soutenue de la Table de concertation logement-aménagement de la Petite-Patrie.
Le partenariat entre l’OSBL « Un toit pour tous », la Table de concertation logement-aménagement de la Petite-Patrie et le groupe de ressources techniques fera en sorte que le projet prendra vie.

portraits_toit3_rondesC’est finalement en juin 2010 que les premiers locataires, dont plusieurs membres du comité de requérants de logements sociaux de La Petite-Patrie, entrèrent dans leurs nouveaux logements obtenus grâce à une mobilisation constante

Plusieurs personnes engagées dans le projet l’ont été pendant plus de 25 ans, sans jamais abandonner, malgré les obstacles rencontrés. Ce premier projet immobilier réalisé par « Un toit pour tous » se nomme « Les Habitations des Ateliers verts ».

« On entretient le terrain, on récupère, on déneige, on est chez-nous »
– Lucille Perron, locataire et militante de la première heure

Le nom de Dyane Courchesne a été donné au pavillon qui sert principalement pour les réunions du conseil d’administration et de comités de l’OSBL afin de souligner la contribution exceptionnelle de cette militante pour ce projet.

Voilà un exemple concret de changements sociaux initiés par des citoyens du milieu qui se transforment en militants, pour ensuite devenir des acteurs de progrès social.